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Yändata’ : La nouvelle vague de l’entreprenariat autochtone – Chapitre 1 de 3

Offrir le véhicule pour donner de la visibilité aux artisans, aux entrepreneurs et organismes autochtones, c’est le but de cette toute jeune maison de production par et pour les Premières Nations du Québec, qui destine ses créations à une diffusion en ligne.

La naissance de Yändata’
Diplômé d’art et technologies des médias et détenteur d’un certificat en musiques numériques de l’Université de Montréal, en plus d’avoir complété un certificat en gestion de l’innovation aux HEC Montréal, Philippe Sioui Durand baigne depuis toujours dans l’expression créative et artistique autochtone. Ses inspirations lui viennent tout d’abord de son père, Guy Sioui Durand d’origine Huronne-Wendat, qui co-fonde en 1978 une revue d’art appelée Inter revue spécialisée en art visuel et en art actuel, ainsi que de son oncle qui forme en 1985 la compagnie de théâtre Ondinnok, la première compagnie théâtrale francophone amérindienne au Canada.

Crédit photo : Ondinnok

Devant l’absence de programme de stage en audio-visuel pour les membres des Premières Nations, et le manque de formation et de main-d’oeuvre spécialisée en création vidéo et en captation sonore, Philippe Sioui Durand a eu l’idée de créer un outil pour pallier à ces lacunes. Tout est parti de là.

« Ma première idée était de créer des ateliers de formation. Au fil du temps et de ma réflexion, je me suis dit que de proposer uniquement des ateliers n’était pas suffisant et que nous allions aussi faire des productions et créer du contenu », explique Philippe en entrevue.

La vision de Yändata’ était née : devenir un média, un vecteur autochtone qui crée son propre contenu.

Philippe Sioui Durand | Crédit photo : Yändata’

L’agilité du média au service des communautés
« Nous voulons faire une production autochtone affranchie du modèle télévisuel classique. Notre premier canal est le web. Nous visons des productions de haute qualité, réalisées par une équipe réduite et efficace, destinées au web mais adaptables à plusieurs formats, comme la télévision. » C’est là que réside la nouveauté proposée par cette jeune entreprise passionnée : utiliser l’agilité du web, qui est LE véhicule idéal pour s’associer « au rythme qui habite les communautés et la culture autochtones aujourd’hui et dans le futur », mais également pour partager les connaissances, aider à la transmission de la culture des Premières Nations, et offrir un contenu original créé par et pour des autochtones, un contenu branché sur la jeunesse, la tradition, le territoire et l’identité.

« Par cette agilité, cette qualité, je veux que Yändata’ puisse devenir son propre média, son propre générateur de contenus, comme URBANIA, ou le nouveau magazine Beside », explique Philippe Sioui Durand. « Nous pouvons atteindre cet objectif tout en continuant à réaliser des œuvres de commandes. »

Crédit photo : Yändata’

Les projets d’aujourd’hui et de demain
Depuis 2016, la jeune entreprise réalise essentiellement des productions et des œuvres de commandes : captations vidéo d’événements autochtones, création de balados, sonorisation d’expositions, mixages sonores de vidéos, etc. Dès que le projet le permet, Yändata’ emploie des techniciens membres des Premières Nations pour des postes de cadreurs, mixeurs, monteurs, caméramans. « Je veille à ce que chaque mouvement, chaque décision respecte notre mission, qui est de faire travailler les autochtones », explique le jeune entrepreneur.

Bien que le marché autochtone soit très niché et spécifique, et que la mission première de Yändata’ soit de favoriser l’embauche de techniciens autochtones pour des productions autochtones, il n’en demeure pas moins vrai que son fondateur vise aussi à s’associer avec des clients non autochtones désirant parler aux différentes communautés. Tout est donc possible. « Nous essayons de créer actuellement un pont entre les communautés autochtones et les entrepreneurs non autochtones. Nous voulons travailler avec les organismes et les entrepreneurs qui veulent dialoguer, créer des liens, développer des partenariats. » Mais quelles que soient les origines de ses clients, Yändata’ accomplira toujours ses mandats avec une équipe issue des membres des Premières Nations.

Par petites touches et entre les missions qui lui sont confiées, Philippe Sioui Durand entend bien développer en parallèle davantage de contenu original sous les différentes formes possibles : « Je pense qu’il y a bien des organismes, bien des entrepreneurs, bien des artistes autochtones qui ont des choses à dire, qui veulent montrer leurs créations. Yändata’ existe pour leur offrir une vitrine appropriée. »

 

Lire la 2e partie : Yändata’ : La nouvelle vague de l’entrepreneuriat autochtone – Chapitre 2 de 3