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Tournée des focus régionaux : Sherbrooke

Le 5 novembre, la Maison des Régions a assisté au premier petit-déjeuner de la Tournée des focus régionaux 2020 du Journal Les Affaires, qui s’est tenu à Sherbrooke en compagnie de dirigeants d’entreprises et d’élus locaux.

C’est à Sherbrooke que le Journal Les Affaires a donné le coup d’envoi le 5 novembre dernier à la 3e édition de la Tournée des focus régionaux. Cette tournée se déroule sous la forme de 7 petits-déjeuners mensuels tenus dans 7 régions administratives du Québec.

Bien plus que de simples petits-déjeuners, ces matinées sont l’occasion pour les entrepreneurs locaux de se rencontrer et de débattre d’un enjeu qui touche directement leur entreprise et plus largement, l’industrie québécoise. Une trentaine de dirigeants d’entreprises par petit-déjeuner se voit donc offrir une fenêtre en plein cœur de la semaine pour réseauter dans un contexte intime et assister à un panel au cours duquel 3 acteurs du milieu abordent un enjeu bien particulier. Le thème cette année : la transformation numérique et ses opportunités pour l’économie québécoise.

Animé par Jean-Paul Gagné, éditeur et chroniqueur émérite au Journal Les Affaires, le panel a réuni M. Xavier Boilard, PDG d’Omnimed, M. Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke, et M. Benoît Tétreault, président de Waterville TG. Pour M. Cossette, les notions de sécurité et de puissance d’un système de traitement de données sont des aspects cruciaux de la transition numérique. Pour lui, l’humain demeure le plus grand risque dans l’équation. Mme Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole, qui était dans l’assistance, abondait dans son sens : « Les compagnies doivent accompagner la relève au niveau de la formation, car on ne peut pas faire autrement que suivre la parade. » Œuvrant lui-même dans le domaine de l’éducation, M. Cossette croit d’ailleurs en la formation continue, qui fait des employés des apprenants tout au long de la vie.

Pour sa part, M. Tétreault jongle avec la numérisation sur deux aspects : la robotisation de sa chaîne de procédés, et la numérisation des données. Waterville TG est un fabricant de systèmes d’étanchéité pour l’industrie automobile, et plutôt que de s’en remettre exclusivement à des robots, l’entreprise mise plutôt sur ceux-ci pour optimiser ses processus. Ainsi, les tâches les plus lourdes sont confiées à des robots alors que les employés supervisent 5 à 6 postes à la fois et améliorent la finition. Cette façon de faire valorise des employés qui, au lieu de se sentir menacés par l’arrivée du numérique, en deviennent plutôt les artisans en se hissant au rang d’experts de leur ligne de production, ce qui leur donne une voix dans la prise de décision.

La numérisation des données, quant à elle, revêt une importance magistrale pour Waterville TG, puisque l’entreprise effectue également des tests de sécurité automobile pour des constructeurs de partout dans le monde. Ainsi, l’internet des objets est déjà largement utilisé dans les processus pour recueillir des données et les organiser en temps réel pour, encore une fois, améliorer lesdits processus. Actuellement, l’entreprise digitalise l’entièreté de sa chaîne de production, de la recette de caoutchouc au service après-vente, afin d’augmenter son retour sur investissement. En effet, « 80% des nouveaux produits viennent de nouveaux procédés » a expliqué M. Tétreault. Se souvenant bien à quel point cette transition lui semblait titanesque au début, Benoît Tétreault voit aujourd’hui le tout d’un autre œil, et souhaite rassurer ceux qui se trouvent au début de l’aventure : « Vous en connaissez plus que vous le pensez sur le numérique et sur votre entreprise. Faites-vous confiance et renseignez-vous quand vous ignorez la réponse. Il suffit d’un ou une championne dans votre équipe qui saura créer votre nouvelle interface. »

Le numérique, pour M. Xavier Boilard, a plutôt le goût du cas par cas et de la gestion du changement. Omnimed étant spécialisée dans le développement de logiciels pour le domaine médical, son objectif au quotidien consiste à convaincre les cliniques et le réseau de la santé de s’informatiser. Un double défi, tout d’abord parce que l’innovation dans ce domaine se fait à coups de petits projets pilotes, mais aussi parce que les besoins dans le milieu de la santé sont colossaux : « Non seulement les milieux et les contextes sont tous différents les uns des autres, mais un docteur à lui seul peut voir plus de 25 clients par jour! » Heureusement, le train est déjà en marche, et les collaborations entre les firmes de développement de logiciel se multiplient pour implanter des projets éprouvés à petite échelle dans de gros réseaux très pointilleux. Pour M. Cossette, lui-même diplômé en médecine, un tel niveau de collaboration est très prometteur, puisqu’à son avis, la clé réside dans l’interopérabilité des systèmes, plutôt que dans un unique système unique et énorme.

 

Un premier événement des plus enrichissants, et qui donne le ton pour les 6 prochains!

 

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Par Marie-Eve Jarry