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Tournée des focus régionaux : Mont-Saint-Hilaire

Les dirigeants d’entreprises montérégiennes réunis pour le 3e déjeuner de la Tournée des focus régionaux sont unanimes : un virage numérique réussi repose sur la communication interne.

C’est au Manoir Rouville-Campbell, dans la ville de Mont-Saint-Hilaire, que s’est tenu le 3e déjeuner de la Tournée des focus régionaux organisé par le journal Les Affaires. À l’occasion, un peu plus de 30 dirigeants d’entreprises et élus de la Montérégie étaient rassemblés pour échanger expériences et opinions sur le virage numérique et ses opportunités pour l’économie québécoise.

Le panel cette fois-ci réunissait M. Alain Brunelle, président-directeur général du fabricant d’ambulances Demers Braun, Mme Catryn Pinard, présidente et chef de la direction chez l’entreprise de messagerie Nationex, ainsi que M. Daniel Tremblay, président-directeur général du fabricant de remorques-citernes Tremcar.

C’est Mme Pinard qui a ouvert la discussion en soulignant que bien que Nationex appartienne à une industrie plutôt traditionnelle, l’entreprise mise beaucoup sur l’optimisation de ses camions et de leurs déplacements pour mieux servir sa clientèle et, en bout de ligne, augmenter ses profits. Ainsi, Mme Pinard compte aujourd’hui sur l’expertise d’une dizaine de programmeurs à l’interne et l’accompagnement d’une firme externe pour remettre en question l’intégralité de la chaîne de services et améliorer ses processus. Une stratégie payante, puisque dans la dernière année, Nationex a doublé sa capacité de tri.

Pour que le virage numérique soit effectué de façon harmonieuse, Mme Pinard vise aussi à développer le sentiment d’appartenance chez ses camionneurs en les sensibilisant à l’importance de leur rôle et leur apport au sein de la compagnie, un aspect crucial chez une entreprise qui repose presque entièrement sur ses ressources humaines.

Chez Tremcar, le 4.0 est utilisé différemment, mais répond aux mêmes objectifs. Tout d’abord, l’entreprise étant présente au Québec, en Ohio, ainsi qu’en Saskatchewan, elle doit se plier à des réglementations différentes dans chaque province ou état, pour remplir des commandes hautement personnalisées. Dans son cas, les dirigeants ont commencé à miser sur le virage numérique il y a 2 ans pour amener la vision du client dans ses usines. En installant des écrans partout dans ses usines, Tremcar diminue le nombre d’étapes de la production et simplifie le transit de l’information.

Là où la vision de M. Tremblay recoupe celle de Mme Pinard, c’est en matière de motivation de ses employés, qu’il veut entretenir à tout prix. « Chaque décision prise par un travailleur augmente sa motivation. S’il a les outils nécessaires pour prendre une décision, il devient pratiquement son propre patron. » C’est avec cette ligne de pensée en tête que M. Tremblay n’a pas hésité à installer des tablettes géantes à chaque station de travail et à attribuer un programmeur à temps plein sur le plancher pour permettre une circulation sans faille de l’information tout au long de la chaîne de production. Ce simple changement s’est traduit en une hausse de productivité de 10 à 20 %.

De gauche à droite : Alain Brunelle, Daniel Tremblay et Catryn Pinard

Chez le fabricant d’ambulances Demers Braun, le virage numérique a permis de standardiser les tâches et de numériser l’information, mobilisant par le fait même les employés. En effet, l’entreprise a constaté que le taux d’absentéisme chez ses employés s’expliquait en grande majorité par une difficulté d’accès aux outils, pièces ou informations nécessaires : les employés ne pouvant pas remplir leurs tâches, ils ne se présentaient pas au travail. Encore une fois, en favorisant la circulation de l’information, le travail se fait plus facilement et plus harmonieusement, contribuant à créer un environnement de travail plus stimulant pour les employés.

De plus, Demers Braun a élaboré un logiciel de configuration pour permettre à ses clients de passer eux-mêmes leur commande. « On standardise tout en donnant l’impression au client qu’il personnalise son produit. Le numérique a remplacé la napkin en papier de dinner! », lance M. Brunelle en faisant allusion aux dessins approximatifs tracés sur les serviettes de tables par les routiers. Un outil qui, il l’avoue, représente un investissement majeur en termes de temps et de consultants, mais qui en valait la peine, puisqu’il a éliminé tant de problèmes que la productivité a bondi de 25%.

Sur le plan des ressources humaines, Mme Pinard est catégorique : la clé, c’est la communication. « C’est important d’investir d’abord au niveau des gestionnaires de premier niveau, puisque ce sont eux qui épaulent les employés sur le plancher. Mais il faut aussi prodiguer de la formation sur place en tout temps. » Ce sur quoi renchérit M. Tremblay : « La partie facile, c’est les employés sur le plancher : ils sont avares d’informations, veulent utiliser la technologie, et veulent que ça aille plus vite. Là où c’est moins facile, c’est avec les gestionnaires de premier niveau : après parfois 20 ans à fonctionner d’une certaine manière, ils ne sont pas toujours prêts à revoir leur façon de faire, à ajuster leur leadership. » Comme pour tout changement, une période d’ajustement est à prévoir, période que M. Brunelle évalue à 6 à 9 mois.

Manifestement, bien qu’elles soient chacune actives dans une branche qui leur est propre, Tremcar, Demers Braun et Nationex ont su s’approprier le 4.0 pour répondre à leurs besoins respectifs, décupler leur productivité, et améliorer le service-client. Lorsque l’on demande à ces leaders de l’industrie de transport leurs astuces pour bien aborder le virage numérique, Mme Pinard et M. Brunelle répondent avec deux questions-clés :

  1. Est-il possible de déléguer à l’externe?
  2. Comment la technologie peut améliorer votre activité?

 

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Par Marie-Eve Jarry