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Tournée des focus régionaux : Gatineau

Le 4 décembre dernier s’est tenu le second volet de la Tournée des focus régionaux du journal Les Affaires. Questionnés sur le numérique, les panelistes se sont entendus pour dire que le secret d’une transition réussie réside dans les petits projets.

Pour son deuxième focus régional, le journal Les Affaires a réuni 26 entrepreneurs gatinois au Hilton Lac-Leamy autour de la formule déjeuner-conférence. Actifs dans une grande diversité de domaines et à différents niveaux de gouvernance, les participants ont pu échanger dans une atmosphère conviviale et intime, et élargir leurs relations d’affaires ou renforcer des liens existants.

Le panel, animé par M. Jean-Paul Gagné, a rassemblé sur scène M. Pierre Plangger, président-directeur général de Solacom Technologies, et M. Denis Harrison, recteur de l’Université du Québec en Outaouais pour discuter de la transformation numérique et de ses opportunités pour l’économie québécoise. D’entrée de jeu, M. Plangger a souligné que pour Solacom Technologies, ce virage ne représentait pas un grand bouleversement, puisque la compagnie œuvre dans le domaine de la technologie depuis ses tout débuts et oriente ses activités selon le marché et les demandes de sa clientèle. En revanche, c’est l’occasion pour elle de mieux s’approprier les données collectées pour maximiser son offre en cybersécurité et, ultimement, rendre des comptes.

Selon M. Harrison, le monde universitaire est amené à changer particulièrement du côté de la recherche, car le virage technologique permet de réduire l’usage du papier tout en générant une quantité impressionnante de données. Des variables qui pourraient en inquiéter plus d’un, d’autant plus que les outils technologiques se développent plus rapidement que notre capacité d’adaptation. Une crainte partagée par plusieurs, puisqu’avec une telle quantité de données accessibles via les réseaux ouverts, viennent également les risques de cyberattaques. D’où, comme l’a souligné M. Plangger, l’importance pour les entreprises et les organisations de se doter d’une politique de protection des données.

Difficile de discuter virage numérique sans que ne viennent en tête des exemples d’entreprises l’ayant tantôt embrassé avec succès, tantôt nié pour ensuite s’écrouler. M. Bernard Breton, président-directeur général d’Adaptiv Networks et présent dans la salle ce matin-là, a d’ailleurs apporté plusieurs éclaircissements à ce sujet. Selon lui, le virage numérique repose sur 3 piliers (le processus, les personnes, et les produits) qui, optimisés, doivent contribuer à réduire les 2 enjeux principaux du virage numérique : la sécurité et la disponibilité. Pour illustrer son point, M. Breton a divisé les entreprises en 3 grands groupes : celles qui ont embrassé le virage numérique (Uber, AirBnB, etc.), celles qui sont en réflexion (par exemple pour améliorer leur site web ou créer un catalogue en ligne), et celles qui sont demeurées dans le déni et l’ont payé cher, comme ce fut le cas pour Sears. M. Breton a ajouté que le virage numérique ne représente pas un processus très complexe, mais dépend surtout du domaine d’activité. En effet, les applications du numérique peuvent sembler beaucoup moins évidentes dans le secteur manufacturier que dans la vente au détail.

Bernard Breton, président-directeur général d’Adaptiv Networks (à gauche) et André Durivage, président d’EPSI et professeur à l’UQO (à droite)

M. Plangger a ensuite repris la parole pour amener un point crucial : de par leur petite taille, les PME sont agiles mais ne disposent jamais d’un grand plan pour adopter le numérique. Étonnamment, ce qui pourrait passer pour une lacune constitue plutôt un avantage chez elles. En effet, cette manière de procéder, couplée à l’acceptation d’un possible échec, les amène à miser sur différents petits projets qui les exposent au changement et leur permet de « bâtir leurs muscles ».

Les exemples se sont ensuite succédé dans la salle pour illustrer les implications du numériques dans les diverses industries : le Groupe Raymond, actif dans le secteur de la construction, travaille présentement sur des moyens pour rendre ses chantiers opérables 12 mois par année; Tourisme Outaouais a pour sa part investi lourdement en marketing pour maximiser le taux de conversion de ses visiteurs en ligne; le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais étudie quant à lui les avenues possibles pour réutiliser les résidus des entreprises et optimiser le réseau de transport; la Société de transport de l’Outaouais a travaillé avec PME MTL pour mettre en place une application de surveillance de la circulation afin d’offrir un meilleur service à la clientèle, dresser un portrait plus juste des usagers, et améliorer la gestion et l’entretien du réseau; la Laiterie de l’Outaouais a amélioré son processus de contrôle de la qualité… Les possibilités sont infinies, et surtout modulables selon les besoins de l’entreprise et de l’industrie. Pour M. Georges Émond, de la Laiterie de l’Outaouais, la clé du succès réside dans l’ouverture d’esprit que l’on manifeste face aux changements et les petits pas que l’on accomplit, pas dans les grands plans et les experts. Pour M. Sébastien Giroux, directeur du Centre d’excellence numérique du Spa scandinave Le Nordik, regrouper l’ensemble des équipes impliquées dans la technologie est également une bonne astuce pour faciliter la transition.

Georges Émond, président-directeur général et président du conseil d’administration de la Laiterie de l’Outaouais

M. Plangger a conclu la discussion en témoignant de sa confiance envers l’Outaouais : avec la proximité des plus grands donneurs d’ordre au niveau fédéral, une population bilingue à 63 %, une culture entrepreneuriale en plein ébullition, la plus grande concentration de doctorants, la porte d’entrée de l’Ontario a tous les atouts en poche pour embrasser le virage numérique et faire croître son économie. En effet, comme l’a souligné M. Jean Lepage, directeur général d’ID Gatineau, Gatineau est l’un des trois pôles économiques du Québec, et représente la meilleure région pour démarrer une entreprise manufacturière 4.0. Mais avant de se lancer dans les grands projets, le mot d’ordre demeure le même : d’abord les petits projets, puis les plus gros!

 

Relisez notre compte-rendu du focus régional de Sherbrooke

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Par Marie-Eve Jarry