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Côte-Nord

Avec ses 1300 kilomètres de côtes, ses paysages improbables, son île d’Anticosti, ses baleines, sa forêt boréale et ses ressources naturelles, la Côte-Nord a plus qu’une simple image de carte postale à offrir.

Un peu de géographie

La Côte-Nord est bordée par le Saguenay-Lac-Saint-Jean à l’ouest, le Nord-du-Québec au nord, et Tadoussac en est la porte d’entrée. Six MRC découpent cet immense territoire unique (Golfe du Saint-Laurent, Minganie, Sept-Rivières, Manicouagan, Haute-Côte-Nord et Caniapiscau), parmi lesquelles se répartissent 33 municipalités et près de 95 000 habitants. Il offre un contraste particulier entre son eau salée et son eau douce, sa forêt et ses rivages, et sa population modeste et débrouillarde, sa communauté innue installée dans la région depuis plus de 4 siècles, et ses industries variées et complémentaires. Les particularités de cette région plurielle sont intimement liées à son climat et à ses ressources naturelles.

L’activité économique

Depuis toujours, la Côte-Nord vit entre autres de l’exploitation et de la transformation de ses ressources minières et hydroélectriques, deux fleurons de la région. Après un certain ralentissement dans les dernières années, le secteur minier semble reprendre de la force avec quelques projets d’exploitation du fer en Basse-Côte-Nord. Les grands barrages de la région de Baie-Comeau, dont le barrage Daniel-Johnson, et les grandes installations hydroélectriques de Manic-2 et Manic-5 sont les témoins incontestables de la richesse des ressources naturelles de cet immense territoire et des projets d’envergure qui font office de références dans leur domaine.

Manic-5 | Crédit photo : Hydro-Québec

L’industrie forestière n’est pas en reste. Par exemple, Boisaco, un des plus importants producteurs indépendants de bois d’œuvre au Québec, fait la fierté de toute l’industrie. L’entreprise génère à elle seule près de 560 emplois directs, dont la majorité sur la Côte-Nord.

À Forestville comme à Sept-Îles, ce sont plusieurs carrières et sablières de qualité supérieure qui animent l’économie de la région, de même que les installations portuaires et le réseau de chemins forestiers qui facilitent les déplacements. À noter que le Pont de la Confédération, reliant les provinces du Nouveau-Brunswick à l’Île-du-Prince-Édouard, a été construit à partir du sable de Forestville.

Pont de la Confédération | Crédit photo : Acadie Nouvelle ltée

L’industrie de la pêche contribue elle aussi au développement économique du territoire. En effet, le fleuve Saint-Laurent est un véritable garde-manger naturel offrant aux entreprises de transformation, aux poissonneries et aux restaurants une diversité de poissons et de fruits de mer non négligeable : turbots, flétans, crevettes, pétoncles, oursins, homards, crabes des neiges… Ces produits marins connaissent une grande popularité au Québec et aux États-Unis, mais aussi à l’international.

Certes, le défi de la main-d’œuvre est à relever, comme partout ailleurs au Québec, mais l’industrie mise sur une meilleure visibilité de la Côte-Nord et multiplie les efforts pour faire connaitre son potentiel économique maritime. De leur côté, les entreprises se modernisent, renouvellent leurs équipements, et développent des produits transformés pour prolonger la haute saison et conserver plus longtemps les emplois après la période de la pêche.

Port de Sept-Îles | Crédit photo : Evelyne Côté

Dans une stratégie de diversification de ses activités et pour générer de nouveaux emplois, la Côte-Nord développe un domaine économique essentiellement basé sur ce que la nature lui offre : une agriculture issue de sa nordicité dont la production de petits fruits comme la chicoutai, l’airelle canneberge, l’airelle vigne d’Ida, la camarine noire ou encore la viorne. Le bleuet nord-côtier, qui se démarque par son goût plus sucré et sa petite taille, amorce quant à lui une belle percée avec près de 5 millions de livres de récolte chaque année. L’avenir pour ces nouvelles cultures est tout tracé avec une industrie de la transformation encore à inventer.

Le tourisme

C’est toutefois le tourisme qui connaît depuis quelques années un essor manifeste. L’immensité du territoire, la beauté des paysages, les ressources fauniques et une flore exceptionnelle font de la Côte-Nord un immense terrain de jeux pour tous les amoureux de la nature. Et ils ont l’embarras du choix.

À l’intérieur des terres, les 50 pourvoiries nord-côtières suscitent toujours autant d’engouement avec des activités de chasse et de pêche en immersion totale au cœur d’un écosystème varié. Des sentiers pédestres sont aménagés un peu partout et sont praticables été comme hiver. Quelle que soit la durée du séjour, des sites de camping et des refuges sont mis à la disposition des randonneurs, amateurs ou chevronnés. Et quoi de plus poétique que de se faire réveiller par le souffle des baleines?

Crédit photo : Québec Pêche

Sur les rives du Saint-Laurent, le voyageur peut découvrir l’histoire de ce grand fleuve capricieux, ou observer les oiseaux et les grands mammifères marins dans l’un des centres d’interprétation qui jalonnent la côte. Les excursions, la plongée sous-marine, les croisières pneumatiques, la visite de musées maritimes sont autant de possibilités pour découvrir la richesse de l’univers marin de la Côte-Nord.

Les initiatives sont tout aussi nombreuses. Aux Escoumins par exemple, des plongeurs conversent avec les touristes confortablement installés dans une salle de cinéma pour une interaction en direct unique. L’organisme Explos-Nature, installé aux Bergeronnes au cœur du pays des baleines, propose une expérience éducative principalement dédiée à la jeune génération, et dont l’approche scientifique préconise l’observation, l’expérimentation et les contacts. Au programme : la découverte des sciences naturelles, la préservation et la sauvegarde du littoral.

Crédit photo : Lionel Humbert

Nous l’avons bien compris, sur la Côte-Nord, la nature est omniprésente et les Nord-Côtiers ont su se l’approprier pour en exploiter adroitement le potentiel. Les démarches novatrices se multiplient, des jardins communautaires sortent de terre, et les plates-bandes comestibles ont la cote, comme le prouvent les réalisations de Productions Paysannes en collaboration avec la Coopération de solidarité GaÏa dans la ville de Baie-Comeau.

La diversité des ressources, la multiplication des activités tant économiques que touristiques, le développement et l’amélioration des outils de communications et des services aux citoyens, le dynamisme des marchés, le développement régional et ses besoins en main-d’œuvre sont des avenues sur lesquelles mise la région. Avec l’aide de Tourisme Côte-Nord, les MRC de la Côte-Nord se donnent la main pour multiplier les actions et être présentes sur plusieurs fronts : participation à divers salons, travail collaboratif avec le Carrefour Jeunesse-Emplois (CJE de Sept-Îles), la Société du Plan Nord, et la mise en place d’une stratégie pour l’accueil et l’intégration d’une main-d’œuvre immigrante entre autres choses.

La Côte-Nord est plus qu’une destination de villégiature : c’est une destination de toutes les possibilités qui a beaucoup à offrir à l’économie québécoise.

L’archipel de Mingan | Crédit photo : Mathieu Dupuis

 

Pour en savoir plus :

Tourisme Côte-Nord

APCHQ

Association forestière Côte-Nord

Ressources entreprises

Infos entrepreneurs

La route de l’entrepreneur

 

Par Sophie Simonnet