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La baie d’argousier, un fruit qui a le vent dans les voiles grâce à la Ferme d’Achille | Chapitre 1 de 2

En prenant possession en 2004 de la terre située à côté de la maison de son enfance, Samuel Saint-Germain et sa compagne Carolyne Julien ont un rêve commun : vivre pleinement leur histoire d’amour avec la baie d’argousier. Quinze ans plus tard, ce rêve est devenu réalité.

Bien sûr, il a fallu avancer pas à pas, mais tous les éléments pour se développer sont réunis dès le départ : une vieille ferme laitière à réhabiliter, un terrain disponible à faire fructifier, une motivation hors-norme et, déjà, un certain intérêt pour l’argousier. Durant ses études en foresterie, Samuel a découvert cette plante, originaire d’Europe et très prisée en Allemagne, ainsi que la possibilité d’extraire l’huile de ses pétillantes petites baies orange vif, pour une utilisation cosmétique entre autres. Avant même de savoir comment, notre jeune entrepreneur sait que son avenir aura un lien avec ce fruit encore méconnu.

Crédit photo : La Ferme d’Achille

Son intérêt se développe d’ailleurs assez rapidement. Dès 2003, il devient membre de l’Association des producteurs d’argousiers du Québec et poursuit ses recherches sur ce drôle de petit arbuste tout en travaillant comme technicien forestier. Pour sa part, Carolyne est directrice de la transformation au Canard Goulu, une entreprise spécialisée dans l’élevage et le gavage du canard ainsi que dans sa transformation. Elle se consacrera à temps plein à leur ferme à partir de 2004, celle-ci prenant de l’expansion et requérant une implication croissante.

Crédit photo : La Ferme d’Achille

Toutefois, le couple doit songer à varier sa production, les obstacles étant nombreux sur le chemin du succès pour l’argouseraie. Plusieurs avenues parallèles s’offrent à eux : la volaille? Ils commencent par là, mais ne poursuivront pas dans cette voie au-delà de 2013. Le sanglier? Non, car ce type d’élevage exige trop d’investissement au départ.

Finalement, Samuel et Carolyne reprennent en partie l’entreprise familiale de moutons Le Méchoui chez vous, qu’ils dirigeront seuls à partir de 2015. Malgré l’ardeur qu’ils manifestent dans leurs tâches quotidiennes, jamais ils ne quittent des yeux leur projet principal, et continuent d’alimenter leur rêve d’argouseraie en parallèle. Mais entre le travail, les rénovations et la venue d’un premier enfant, difficile de faire front sur tous les plans en même temps. Il faudra attendre 2007 pour acheter les premiers plans d’argousier!

Crédit photo : La Ferme d’Achille | Facebook

Nos entrepreneurs commencent donc par l’achat de 50 premiers plans. Les tentatives de culture s’enchaînent, mais le courage ne les lâche jamais et leurs connaissances s’approfondissent. En 2010, le couple achète 1000 arbres de la province de Terre-Neuve-et-Labrador. L’expérience s’avère délicate et fastidieuse : les plans s’adaptent mal et rien ne fonctionne comme prévu. Ils ont beau bouturer et replanter encore et encore, les résultats sont non-concluants, et leur temps et leur énergie, perdus. Mais à travers ces épreuves, ils apprennent l’importance de la qualité des plans choisis et d’un transport contrôlé.

Aidé par la Ferme expérimentale de Deschambault, membre de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement située sur le bord du fleuve près de Portneuf, Samuel s’exerce aux techniques de bouturage, produit ses propres boutures, fait des essais, et parfait ses connaissances. « Il faut 1000 boutures pour en réussir 100, la tâche est immense », reconnaît Samuel. Toutes les combinaisons sont testées : du choix de l’espèce d’argousier aux régions ciblées à travers le monde en passant par la répartition des plants sur leur terrain, rien n’est laissé au hasard. Les expérimentations s’étalent de 2008 à 2015.

Mais pour persister et réussir dans le bouturage, il faut en faire son métier et investir dans des serres, mais surtout dans la durée. Le couple renonce donc au bouturage et opte en fin de compte pour l’achat d’arbustes. Entre 2012 et 2018, ce ne seront pas moins de 5 000 argousiers qui seront plantés à la Ferme d’Achille. « Nous avons des variétés qui proviennent de Russie, d’Allemagne ou encore de Lettonie », nous confie Carolyne.

Enfin, en 2013, nos deux jeunes producteurs commencent à récolter le fruit de leur labeur et proposent un premier produit : L’Argouille, une boisson pétillante à la baie d’argousier, subtilement mariée au sirop d’érable. Sans alcool, sans produits chimiques et 100% naturel, c’est original et, surtout, nouveau!

Crédit photo : La Ferme d’Achille

Très rapidement, leurs bouteilles se retrouvent en épiceries fines dans la région et au marché de Noël de Cap-Santé. L’intérêt des commerçants est présent, car la concurrence est inexistante, mais vendre s’avère pourtant difficile. Après tout, la baie d’argousier n’en est qu’à ses premiers balbutiements! Le hasard va alors s’en mêler et leur donner un petit coup de pouce non-négligeable. La même année, le couple rencontre sur l’Île d’Orléans une dame propriétaire d’un champ d’argousiers laissé plus ou moins à l’abandon et ayant fortement besoin de soins et d’exploitation. Un échange de bon procédé va sceller les 3 ans à venir : la dame en question prête à Samuel son champ qui, en échange, l’entretient et récupère les précieux joyaux colorés. Aujourd’hui, maintenant que le champ produit suffisamment, Samuel achète les fruits pour les transformer au sein de la Ferme d’Achille, dont le terrain voit ses propres plantations commencer à fournir davantage de fruits.

L’aventure ne s’arrêtera pas là…

 

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Par Sophie Simonnet