Faites partie de la Maison des Régions.

La Maison des Régions vous donne accès à des opportunités d'affaires et des contacts prévilégiés et adaptés à vos réels besoins d'affaires. Inscrivez-vous maintenant pour en profiter.

Vous recevrez un courriel sous peu contenant un lien pour confirmer votre adresse courriel. Vous serez également invité à compléter votre profil d'entreprise : ces informations supplémentaires aideront nos conseillers à mieux cerner vos besoins afin de vous proposer de meilleurs maillages. Vous pouvez également remplir ces informations immédiatement en cliquant sur le lien ci-dessous.

Inscrire mon entreprise à la Maison des Régions

Extension:
Annuler

Éleveurs de chèvres : l’exemple de la Fermette Harbour Inc

Plusieurs éleveurs de chèvres tentent de faire connaître et de commercialiser la viande de chevreau au Québec. Parmi eux, la Fermette Harbour Inc, une petite entreprise familiale située à moins d’un kilomètre du village de Kamouraska.

Elle est comptable de profession et lui, mécanicien. C’est dire combien Sophie Bourgeois et son conjoint ne se prédestinaient pas à devenir éleveurs de chèvres… À l’époque, le couple réside dans la région de Québec avec ses deux enfants et aspire à vivre en campagne, au sein des grands espaces et en harmonie avec la nature, nourrissant en secret des rêves d’autosuffisance.

Leur projet commence à prendre forme au moment où ils ont un coup de cœur pour une fermette du côté de Pont-Rouge.

Au début, ils élèvent chevaux, poules, et canards. « On voulait voir, tester, s’amuser, découvrir cette vie, explique Sophie Bourgeois, copropriétaire de Fermette Harbour Inc. Puis on s’est dit, pourquoi pas une vache? » Mais le couple constate rapidement qu’élever un bœuf chaque année pour sa consommation personnelle représente une grande charge de travail. C’est alors qu’ils découvrent la chèvre de boucherie, une race élevée exclusivement pour sa viande. Pour Mme Bourgeois, c’est la « Angus » des chèvres.

Crédit : Fermette Harbour

Une révélation

L’arrivée du troupeau annonce le début d’une nouvelle vie pour la famille. « Nous avons tout de suite adopté cet élevage. On a eu 2 chèvres, puis 3, puis 8, puis 10, puis 30! » Leur troupeau augmente rapidement et la petite ferme de Pont-Rouge devient vite trop petite pour accueillir tout ce bétail. Le couple se trouve alors devant deux options : réduire le troupeau ou déménager. Ils choisissent de déménager.

En 2013, la famille arrive à Kamouraska où elle trouve toutes les installations nécessaires à l’élevage.  « On est tombés en amour avec la région du Kamouraska, confie Mme Bourgeois. On a été extrêmement bien accueillis. » Le couple rencontre les autres éleveurs de la région et fait rapidement sa place au sein de son nouveau milieu.

Alors que la majorité des producteurs québécois compte entre 25 et 30 têtes par troupeau, une dizaine seulement en détient 100 et plus. Pour sa part, le cheptel de la Fermette Harbour en compte aujourd’hui plus de 200.

Crédit : Fermette Harbour

Leur particularité

La Fermette Harbour ne vend pas de chèvres, mais se spécialise dans l’élevage de chevreaux. Leurs bêtes sont élevées le plus naturellement possible : les chevreaux demeurent avec leur mère jusqu’à l’âge de 3 mois, puis ils sont nourris au maïs et à l’orge, ainsi qu’au foin. Mme Bourgeois a également suivi un cours d’herboristerie pour éviter les antibiotiques.

Durant la saison estivale, la famille accueille les touristes sur la ferme pour partager son histoire et leur faire rencontrer les chevreaux. Il est possible d’acheter sur place saucisses, terrines, rillettes, etc., mais on les trouve également à l’épicerie fine du village, à la Boucherie Prince Noire au marché Jean-Talon à Montréal, ou encore au restaurant L’Affaire est Ketchup à Québec.

Mission commerciale à Montréal : un moment décisif

« Le grand défi de notre entreprise est d’abord de faire connaître le produit au Québec, parce que les gens ne sont pas habitués de manger ce type de viande. Ils connaissent l’agneau, mais pas le chevreau, et c’est très différent. Ensuite, la question du transport est un vrai enjeu pour pouvoir étendre notre distribution », explique Mme Bourgeois.

De ce fait, elle considère leur participation à la mission commerciale Montréal/Kamouraska comme un véritable succès :

  1. Se faire connaître : lors du repas gastronomique qui a clôturé la mission, du chevreau fut servi en repas principal. Une excellente façon de faire connaître le produit tant aux entreprises montréalaises que kamouraskoises.
  2. Trouver des solutions pour le transport : « Cela nous a permis d’établir un réseau de contacts avec d’autres producteurs qui vivent le même problème. Nous avons tous eu des projets qui ont avorté à cause du transport et des contraintes que cet aspect comporte. Lors de la mission, nous avons réfléchi ensemble pour trouver des solutions, comme se regrouper. »
  3. Augmenter ses ventes : La mission commerciale a également permis à Mme Bourgeois de visiter son client, la Boucherie Prince Noire, et régler certaines problématiques. Au final, ce dernier a augmenté sa commande auprès de la fermette.

Crédit : Mireille Sénéchal

Et pour le futur?

La petite entreprise souhaite poursuivre l’amélioration de la génétique du troupeau afin d’offrir la meilleure qualité de viande possible, de diversifier son panier de clients et de prolonger les heures d’ouverture de sa boutique au cours de l’été 2017. Avec leur expérience à la mission commerciale et l’attention particulière apportée à leurs troupeaux et leurs produits, il ne fait aucun doute que Sophie Bourgeois et son conjoint ont tous les outils en main pour atteindre ces objectifs, et même davantage.

 

Visitez le site web de la Fermette Harbour Inc 

Suivez la Fermette Harbour Inc sur Facebook