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Herboréal : révéler la flore boréale pour mieux la préserver

L’ADN d’Herboréal réside dans la passion pour le local et les plantes médicinales de sa fondatrice, Mélanie Sheehy, herboriste du Saguenay et grande amoureuse de la forêt et de son legs ancestral. Portrait d’une entreprise qui voit grand, mais pas à n’importe quel prix.

Herboréal est le projet de Mélanie Sheehy, herboriste thérapeute spécialisée en plantes médicinales boréales. Sa mission : conscientiser les gens à la richesse et aux bienfaits de la flore boréale. « J’ai une formation en herboristerie traditionnelle, et ça fait déjà 15 ans que je suis herboriste, un métier qui m’a amenée à travailler dans différents projets de recherche et de développement. » Après avoir travaillé 3 ans dans des coopératives forestières, Mélanie a choisi de partir à son compte. Aujourd’hui, son entreprise a 6 ans et une orientation aux volets multiples : « J’ai décidé de me spécialiser dans la cueillette et la récolte sauvage de plantes boréales, afin de créer des produits de première qualité, écologiques, équitables, selon les techniques traditionnelles. »

Outre la commercialisation et la transformation des plantes médicinales, Herboréal a aussi une mission éducative où le partage est au cœur des valeurs de l’entreprise : « Je veux être une courroie de transmission du savoir, des connaissances ancestrales. Il est important que cet héritage demeure accessible au peuple, et de le faire dans le respect de l’environnement. »

Mélanie Sheehy, le 13 octobre 2017, lors d’un atelier en forêt intitulé « Identification et utilisation traditionnelle des plantes et arbres médicinaux » | Crédit photo : Herboréal

L’entreprise comporte également un volet formation, dans le cadre duquel Mélanie donne des ateliers de toutes sortes et bien plus : « J’ai récemment donné une conférence sur les propriétés et les utilisations médicinales des mauvaises herbes. Je fais des sorties en forêt, j’anime des ateliers de contes et légendes, etc. En éduquant les gens, on les fidélise. Ça fait une différence. »

Une plante, des produits

Ce sont plus de 65 plantes et arbres indigènes que cueille Herboréal, et rien n’est gaspillé : feuilles, racines, écorces, bourgeons, toutes les parties des plantes sont utilisées. « Par exemple, dans le cas du bouleau, on se sert de son eau pour créer du sirop. Quand on fait macérerles plantes et qu’on utilise l’huile végétale pour faire un solvant, on peut aller chercher les minéraux, les tannins, les coumarines, etc. qu’on ajoute à nos savons, à nos cosmétiques et autres produits. Nous vendons aussi des tisanes et des herbes en vrac. »

Vue de l’intérieur de la boutique Herboréal à Chicoutimi | Crédit photo : Herboréal

Un saut dans la grande ville?

Originaire du Saguenay, Mélanie Sheehy ne boude pas pour autant Montréal, mais pour le moment, elle préfère se concentrer sur sa région plutôt que de se lancer en affaires dans la métropole : « C’est plus compétitif à Montréal. Par contre, le B2B Montréal/Saguenay-Le Fjord avec la Maison des Régions m’a permis de me situer dans le marché. J’ai compris qu’avant de tenter de répondre à la demande montréalaise, Herboréal devait être un peu plus établi. »

Un choix qui s’explique par le jeune âge de l’entreprise, mais également par une volonté de préserver son identité même. « Pour le moment, il m’est impossible de répondre, par exemple à une demande de 30 kilos de thé du Labrador. Non seulement ça me prend des mois à faire ces récoltes, mais c’est aussi une question de pérennité. Les plantes nordiques sont plus fragiles, la croissance est plus longue. Si je fais ça pendant plusieurs années, je vais finir par épuiser les ressources; c’est contre l’ADN de mon entreprise. »

Bombes effervescentes pour le bain | Crédit photo : Herboréal

Une lancée pavée de savoir

Avec sa toute nouvelle boutique, la jeune herboriste et encore plus jeune entrepreneure a maintenant pignon sur rue au centre-ville de Chicoutimi. Un grand pas en avant qui s’inscrit dans l’ambitieuse vision d’avenir qu’elle cultive pour son entreprise : « J’aimerais devenir LA référence en herboristerie, que mon entreprise devienne un beau modèle de développement durable. J’ai notamment des projets de livres, dont un pour les enfants où, à travers des contes et des légendes, je transmettrais l’héritage ancestral. J’aimerais en écrire un autre, celui-là sous la forme d’un carnet de voyage rempli d’anecdotes, d’histoires, de poèmes, etc. Je veux qu’au fil des pages, les lecteurs découvrent la forêt et ses secrets. »

Nul doute qu’avec une telle implication dans le développement durable, ce n’est qu’une question de temps avant qu’Herboréal n’atteigne ses objectifs. Une entreprise à garder sur son radar !

 

 

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