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Gilles Pansera, ou le parcours d’un entrepreneur particulièrement doué | Chapitre 1 de 3

Si vous vous promenez dans la Région de Lac-Mégantic, il y a de fortes chances pour que vous croisiez plusieurs entrepreneurs qui auront beaucoup de choses à raconter sur Gilles Pansera, aujourd’hui président de Panolite. Portrait d'un homme inspiré et inspirant, au parcours aussi riche qu’inattendu.

Français d’origine né d’un père suisse et d’une mère italienne tous deux émigrés en France lors de la Deuxième Guerre mondiale, Gilles Pansera semble se destiner dès son plus jeune âge à la musique plutôt qu’aux affaires. En effet, très tôt, il étudie le violon classique, devient un violoniste confirmé, gagne un prix de conservatoire et paraît suivre une route déjà toute tracée. À l’adolescence, doutant pourtant de son talent, il quitte le chemin de la musique, et se tourne vers le droit. Il devient notaire, puis conseiller juridique, et fonde dans les années 1970 son cabinet d’affaires spécialisé en droit immobilier. Ce sera son premier contact avec le monde des affaires.

Insatisfait de la situation politique du début de l’année 1982 en France et compte tenu d’un net ralentissement économique, M. Pansera débarque à Montréal avec femme et enfants, au début de l’été. Pourquoi le Québec? L’histoire est jolie : arrêté par les Allemands pendant la guerre, son père avait rencontré en détention un Canadien qui lui avait parlé de son pays. Les deux hommes étant demeurés proches une fois la paix retrouvée, c’est tout naturellement que cette destination lui est venue. « Le Canada m’appelait, et le Québec, c’était mon rêve en français », souligne-t-il avec un sourire.

Crédit photo : Vincenzo D’Alto

Ni lui ni sa conjointe ne parlent vraiment l’anglais mais qu’importe : pour faire des affaires, il faut avant tout une intention! Pourtant, malgré toute sa bonne volonté, entre le déménagement et les démarches auprès du Bureau de l’immigration, les jours filent et les économies fondent. Après deux mois de recherches, plusieurs rencontres infructueuses pour racheter des entreprises, et devant l’urgence d’inscrire les enfants à une école pour la rentrée de septembre, M. Pansera commence à se décourager.

Il se souvient alors d’une annonce vue dans La Presse, à propos d’un commerce de spécialités françaises à vendre au Lac-Mégantic. « Voyant cette annonce passer tous les samedis, je me suis décidé un jour à regarder la carte du Québec pour savoir où se trouvait cette région. Comme tout Français qui se respecte, cela m’a semblé le bout du monde, 2 à 3 heures de route! », raconte M. Pansera avec malice. Qu’à cela ne tienne : un week-end du mois d’août, la petite famille saute dans la voiture, direction l’Estrie, pour aller se rendre compte sur place. Le lac, la montagne, la ville, tous les éléments sont réunis pour un coup de foudre instantané. « Il faisait très beau. Quand je suis arrivé en haut de la ville et que j’ai vu le panorama sous le soleil d’été, j’ai tout de suite été conquis. J’avais l’impression de me trouver en Suisse ou en Italie. C’était de toute beauté. »

Crédit photo : Tourisme Québec

Après la visite de la ville et d’un commerce appelé La charcuterie des Cantons, ils découvrent au hasard d’une promenade autour du lac une maison en pierres, à louer pour 9 mois. Devant le montant dérisoire du loyer demandé et la beauté de la région, la décision est prise : ils quitteront Montréal pour l’Estrie. Deux semaines plus tard, la famille Pansera s’installe et les enfants sont inscrits à l’école locale. Quelques semaines encore, et M. Pansera achète La charcuterie des Cantons.

Mais les Pansera ne sont pas immigrants; ils résident sur le sol québécois avec un simple visa de touriste en poche, situation qu’ils stabiliseront avec l’aide d’un notaire. Une fois le statut de sa famille régularisé, notre visionnaire crée une compagnie, ferme sa charcuterie pour rénovations, et multiplie les allers-retours à Montréal pour développer ses contacts dans le domaine de la charcuterie et des produits du terroir.

Crédit photo : Petr Smetanka

Son projet est simple : rapporter de Montréal des produits jusque-là méconnus à Lac-Mégantic pour les faire découvrir à travers sa nouvelle boutique. Des ententes avec des producteurs et boutiques montréalaises sont conclues, deux machines à raclettes sont achetées, la voiture est remplie à ras bord 1 fois par semaine avec le réapprovisionnement, l’aventure est lancée.

Rien n’arrête l’énergique entrepreneur. Il apprend sur le tas, cuisine lui-même et vend des repas préparés tous les midis à sa charcuterie, organise des soirées fromages, vin et violon, rencontre la fine fleur de Lac-Mégantic… la mayonnaise prend!

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Par Sophie Simonnet