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Érablière Caséal  : « Le goût de chez nous! »

Quand on les interroge sur ce qui distingue leur sirop, Lyne Girard et Richard Rouillard n’hésitent pas une seconde : « C’est notre sirop, notre terroir, nos façons de faire, qu’on embouteille. C’est plus qu’une question d’identité, c’est notre sol, notre manière de traiter la sève, nos procédures… Ça goûte chez nous. »

Le couple, propriétaire de l’Érablière Caséal à Milan dans la MRC du Granit, a en effet de quoi être fier, puisqu’il a bâti son entreprise à partir de zéro. Seul M. Rouillard avait une certaine expérience de l’acériculture : « Quand on s’est rencontrés en 1989, il faisait déjà la production avec un de ses amis. Je m’y suis intéressée, et par la suite, on s’est dit : pourquoi ne pas avoir notre propre production? On a donc fait le saut et on a acquis l’érablière. Il n’y avait rien quand on est arrivés, c’était seulement un terrain. » se souvient Mme Girard. 

Richard Rouillard et Lyne Girard, accompagnés de leur fidèle schnauzer, King. | Crédit photo : Érablière Caséal

Son époux et elle ont d’abord installé une petite cabane à sucre, et écoulaient la majorité de leur sirop auprès d’un unique acheteur. Avec les quantités discrétionnaires, nos acériculteurs ont commencé à élaborer quelques produits, mais c’est en 2004 qu’ils ont décidé de s’investir davantage, en créant notamment vinaigrettes et confit d’oignon.  

L’érable à toutes les sauces 

Aujourd’hui, l’Érablière Caséal propose du sirop d’érable biologique ainsi que toute une gamme de produits transformés : vinaigrettes, beurre d’érable, caramel, gelées natures ou aromatisées aux pleurotes, aux fines herbes, aux canneberges, aux bleuets, etc.

Crédit photo : Érablière Caséal

L’entreprise a également lancé récemment un coffret de dégustation baptisé Saison et composé de 3 sirops : « Le coffret Saison permet aux gens de découvrir les différentes saveurs du sirop d’érable : au début de la saison, il est plus doré et plus délicat; à mesure que la saison avance, il va être plus ambré et avoir un petit goût de caramel; vers la fin de la saison, le sirop va être plus foncé et avoir un goût plus prononcé. » 

Son inspiration, Mme Girard la puise dans tout ce qui l’entoure. « Pour la gelée d’érable aux pleurotes, je l’ai imaginée lors d’une formation sur les dates de péremption. Une formation plutôt ennuyeuse Mais je savais que la dame devant moi produisait des pleurotes, un champignon qui pousse naturellement sur les érables malades ou au sol. J’ai tout de suite su qu’il y avait matière à quelque chose. » 

Les produits de l’Érablière Caséal sont disponibles à travers le Québec, dans plus de 50 points de vente, et depuis peu sur la boutique en ligne. Cet ajout permet à l’entreprise d’offrir ses produits à l’année, un objectif auquel Mme Girard tenait particulièrement : « On veut désaisonnaliser le sirop d’érable. Après tout, on en mange à l’année! »   

Crédit photo : Érablière Caséal

Une matière première des plus précieuses 

Chez Caséal, la modernité côtoie les méthodes traditionnelles : la récolte de la sève se fait par tubulures plutôt que par les traditionnelles chaudières, et un système de surveillance informatique détecte l’emplacement des fuites, permettant de les colmater beaucoup plus rapidement. Lorsqu’on lui demande comment il faisait auparavant, pour repérer les fuites, M. Rouillard s’exclame : « On marchait! On faisait de la raquette! »    

L’informatisation des processus n’a toutefois pas entamé la bienveillance des propriétaires à l’égard de leur matière première : leurs arbres. « Un érable de 8 pouces, c’est un adolescent. Sur une érablière, on peut avoir des arbres de 100, 200, 300 ans! Quand on l’entaille, on commence déjà à l’hypothéquer, donc il faut y penser. Ici, j’ai un potentiel de 10 000 entailles, mais je n’en entaille que la moitié, parce que les normes exigent que l’arbre ait atteint un diamètre de 9 à 10 pouces avant de l’entailler. Cela permet la régénération en donnant une chance aux plus jeunes. Ça donne aussi un meilleur rendement : j’ai moins de fuites, ça m’en fait moins à vérifier. » M. Rouillard change d’ailleurs ses chalumeaux à chaque automne, pour s’assurer que son équipement est stérile, diminuant ainsi les risques d’infection et le temps de cicatrisation. Une étape qu’il fait à la main, sur chacune de ses 7 300 entailles.  

M. Rouillard en plein tournée des tubulures. | Crédit photo : Érablière Caséal

Une entreprise familiale ambitieuse 

Heureusement, M. Rouillard peut compter sur ses enfants pour lui prêter main forte avec l’Érablière Caséal. D’ailleurs, le nom de Caséal fait référence aux 3 enfants du couple : Carolane, Sébastien et Alexandre. Carolane, la plus âgée, s’occupe du volet boutique en ligne, du site web et des communications, tandis que Sébastien, futur ingénieur forestier, donne un coup de main au niveau de la forêt.  

Quant à Alexandre, son intérêt à prendre le relai de l’entreprise familiale n’est pas passé inaperçu : « À l’automne 2016, on a acquis une seconde érablière à 3 km de la première pour doubler notre capacité de production. Ainsi, on peut considérer de nouveaux marchés », raconte Mme Girard. Bien ancré dans la réalité malgré son jeune âge, lorsqu’on l’interroge sur ses propres ambitions pour l’entreprise familiale, Alexandre dit simplement vouloir un marché suffisant pour écouler toute la production et les produits transformés.  

Lors du B2B Montréal/Granit/Haut-Saint-François en 2017, l’Érablière Caséal a notamment rencontré l’Épicerie Loco. | Crédit photo : Érablière Caséal

Des ambitions qui pourraient fort bien se concrétiser, puisque l’entreprise ne craint pas d’élargir ses horizons pour développer ses affaires. Présente lors du B2B Montréal/Granit/Haut-Saint-François de la Maison des Régions, Mme Girard est repartie enchantée de sa journée. « Ça nous a permis d’augmenter notre visibilité à Montréal et de multiplier nos points de vente. Ça nous a aussi faire prendre conscience que la ville a besoin des produits de la campagne, et que la campagne a besoin de la ville. Une très belle initiative! »  

Cette journée commerciale a non seulement été l’occasion de rencontrer des entreprises montréalaises, mais également des entrepreneurs de sa propre région, et de réseauter avec eux. « Je crois que ce genre d’événement, et la Maison des Régions en général, représentent de belles opportunités qui peuvent apporter beaucoup tant à la ville qu’aux régions. C’est l’occasion de faire découvrir tout ce qui se fait au Québec. »  

 

Visitez le site web d’Érablière Caséal 

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Par Marie-Eve Jarry