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Épicerie Loco, la 1ère épicerie zéro déchet à Montréal

Découvrez comment la 1ère épicerie zéro déchet a réussi à s’implanter à Montréal pour aujourd’hui faire affaires avec plus de 90 producteurs situés un peu partout au Québec.

Une épicerie zéro déchet à Montréal, une idée de fou ou de génie? C’est surtout l’initiative de quatre femmes de la métropole qui se sont connues à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Passionnées et inquiètes du futur de la planète, les étudiantes se sont promis de mettre sur pied une épicerie qui aurait la plus faible empreinte écologique possible: « Nous connaissons l’urgence de la situation et voulons faire partie de la solution et non du problème », expose Andréanne Laurin, une des cofondatrices des épiceries Loco.

De gauche à droite : Sophie Maccario, Martine Gariépy, Marie-Soleil L’Allier et Andréanne Laurin | Crédit photo : Épicerie Loco

Changer l’alimentation au Québec, un projet pas si loco

Malgré leur manque d’expérience en gestion ou en lancement d’entreprise, Andréanne et ses acolytes Sophie Maccario, Martine Gariépy et Marie-Soleil L’Allier tenaient mordicus à ce projet aussi sentimental que nécessaire : « Nous croyons que notre panier d’épicerie a un impact important, nous voulions donc agir et proposer des solutions concrètes ». Elles ont cogné à toutes les portes, ont reçu de l’accompagnement gratuit à l’UQAM, et ont suivi une formation intensive de quatre mois en lancement d’entreprise au SAJE. En outre, pionnières au Québec, les fondatrices devaient s’assurer que leur entreprise répondrait à un réel besoin des citoyens. L’étude de marché et les sondages étaient donc primordiaux. Avec le support virtuel de Béa Johnson, fondatrice du blogue Zero Waste Home et gourou mondiale du zéro déchet, le quatuor a reçu pas moins de 4000 réponses à son sondage et ce, en quelques jours seulement. Le projet allait officiellement voir le jour.

Grâce à cette expérience nouvellement acquise, les quatre femmes d’affaires ont grandement innové dans leur domaine. Avec maintenant trois succursales – situées à Villeray, Rosemont et Brossard – l’épicerie Loco est fière d’être aujourd’hui la première chaîne d’épiceries zéro déchet de la province : « Loco est à nos yeux un puissant levier pour initier un virage écologique vers une société respectueuse de l’humain et de la nature. ».

Crédit photo : Épicerie Loco

Pas d’épicerie sans les régions

Les producteurs locaux jouent un rôle primordial dans la mise sur pied d’une épicerie biologique, écologique et zéro déchet, puisque la réduction des intermédiaires entre le produit et le client constitue l’essence même de ce mode de vie : « Un projet comme Loco est possible grâce aux dizaines de jeunes producteurs et entrepreneurs qui osent changer leurs méthodes de travail pour nous offrir des produits biologiques, zéro déchet, innovants, responsables et locaux. » Les quelques 80 producteurs avec lesquels l’entreprise fait affaires se trouvent un peu partout au Québec dans un circuit court, soit à 100 kilomètres en moyenne du point de vente, ce qui réduit considérablement la pollution générée par le transport des marchandises.

Andréanne Laurin a d’ailleurs rencontré les Aliments Gaïaska, Alegria ainsi que l’Érablière Caséal dans le cadre du B2B Montréal/Kamouraska et du B2B Montréal/Granit/Haut-Saint-François.

Les représentants d’Érablière Caséal en compagnie d’Andréanne Laurin lors du B2B Montréal/Granit/Haut-Saint-François en 2017. | Crédit photo : Érablière Caséal

À la mode, le zéro déchet?

Le mode de vie zéro déchet gagne en popularité depuis les dernières années, donnant naissance à de nombreuses entreprises qui proposent une large diversité de produits réutilisables. Toutefois, Andréanne rappelle que ce mode de vie aspire à réduire les déchets plutôt qu’à générer de nouveaux produits et que, dans cette optique, il vaut mieux réutiliser d’abord ce que l’on possède déjà : « On peut utiliser un vieux drap ou des chandails d’enfants devenus trop petits, les coudre, et en faire des sacs parfaits pour les emplettes à l’épicerie ».

Crédit photo : Slow Couture

L’épicerie Loco s’adresse aux simples curieux comme aux grands habitués du zéro déchet, mais Andréanne Laurin évalue que sa clientèle est composée à 90 % de femmes, qu’il s’agisse de jeunes professionnelles, de mères de familles, ou de personnes âgées qui prennent conscience de l’impact de leurs habitudes de vie sur leur santé et sur celle des générations à venir. Un chiffre qui ne l’étonne pas outre mesure : « Lors de mon passage à Women for climate à Paris en septembre 2018, j’ai appris que la majorité des femmes était non seulement préoccupée par les changements climatiques, mais qu’elles étaient surtout les plus touchées par les effets néfastes de ces changements. En effet, elles sont, dans la plupart des cas, les premières à subir l’impact des grandes catastrophes naturelles. On parle ici d’une hausse importante du phénomène de surmortalité chez les femmes et les enfants dans plusieurs pays en voie de développement ».

Le Devoir expliquait en effet en 2017 que « dans les zones rurales des pays en voie de développement, l’approvisionnement en eau et en alimentation repose essentiellement sur les femmes et les filles. Elles sont donc les premières touchées lorsque survient une sécheresse ou des pluies qui ruinent les récoltes. Quand la nourriture et l’eau viennent à manquer, elles doivent redoubler d’efforts pour subvenir aux besoins du foyer.»

Les fondatrices s’attaquent à cette réalité en misant entre autres sur l’éducation. « C’est une mission que nous nous sommes données à travers l’entreprise. Nous offrons des conférences dans les écoles et les entreprises, et accompagnons nos clients dans leur transition vers ce nouveau mode de vie, qui peut faire peur, mais qui vaut tellement la peine à court et à long terme! »

Plus qu’une simple épicerie, Loco c’est toute une communauté qui se mobilise pour un avenir meilleur et qui choisit de passer de la parole à l’action. En effet, derrière Loco se trouvent des dizaines de jeunes entrepreneurs et de bénévoles ainsi qu’une équipe des plus énergiques, qui contribuent tous à créer un monde plus responsable.

 

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Par Stéphanie Robillard-Sarganis