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Andromedia Technologies : l’usine 4.0 à portée de main

Unique en son genre au Québec, l’entreprise trifluvienne Andromedia Technologies permet, grâce à ses capteurs innovants, de numériser les données relatives au fonctionnement de n’importe quelle machine en usine, de signaler toute anomalie, et même de prédire les bris.

Andromedia Technologies est né en 2016, de la fusion des entreprises de Bertrand Gauvreau (Andromedia Technologies) et de Sylvie Rioux (AmeliorAction). Cette dernière, détentrice d’un baccalauréat en génie forestier et d’une maîtrise en sciences des pâtes et papiers travaille longtemps en usine comme directrice qualité. Suite à une mise à pied massive en 2013, Sylvie lance AméliorAction, une entreprise de service conseil, qui a pour objectif d’aider les gestionnaires d’usine à améliorer leurs pratiques. « J’ai transformé ça en opportunité parce que ça faisait dix ans que je rêvais de partir en affaires », se remémore-t-elle.

À l’époque, son conjoint Bertrand Gauvreau était opérateur de grue en usine. À l’âge de 40 ans, il retourne aux études pour compléter un baccalauréat en informatique industrielle. En 2014, son intérêt pour l’internet des objets et à l’intelligence artificielle l’amène à fonder Andromedia Technologies. Mû par cette passion, il se lance dans le projet de connecter des machines entre elles, un projet qui happe sa conjointe au passage : « Ça a été une révélation, c’était ça qu’il fallait qu’on fasse : connecter les objets industriels pour aider les gestionnaires en usine », se rappelle Sylvie Rioux.

Bertrand Gauvreau et Sylvie Rioux | Crédit photo : Andromedia Technologies

En 2016, AméliorAction et Andromedia allient leurs forces. Grâce à leur expérience de travail, Bertrand et Sylvie savent très bien que la plupart des données des machines ne sont pas encore numérisées et doivent être compilées manuellement, ce qui occasionne des délais au niveau opérationnel. En effet, si une machine ne fonctionne pas adéquatement, il peut s’écouler un certain temps avant que l’information ne soit communiquée au responsable alors que des données telles que la cadence, la température et la vibration sont primordiales pour évaluer le bon fonctionnement des machines.

Conscient de cette lacune, le couple travaille pendant quatre ans à conceptualiser des capteurs qui peuvent être installés sur toutes les machines, peu importe l’âge et la fonction de celles-ci. Ces capteurs numérisent les données, puis les communiquent à un tableau de bord qui les compile. Si une anomalie est détectée, un message texte ou un courriel est envoyé immédiatement au responsable.

« Par exemple, si je fais du pain, j’ai besoin d’une certaine quantité d’humidité dans la pâte, j’ai aussi besoin de connaître la température, etc. Grâce à nos capteurs sensibles, le gestionnaire d’usine obtient ces données en temps réel, au lieu d’avoir un opérateur qui les compile sur papier », explique Mme Rioux, aujourd’hui directrice générale d’Andromedia Technologies.

Non seulement, les capteurs permettent de détecter immédiatement le dysfonctionnement d’une machine, ils peuvent également prédire les bris. En effet, les capteurs d’Andromedia sont dotés d’un outil prédictif. À titre d’exemple, si le capteur est installé sur un ventilateur et que ce dernier émet une vibration anormale, une alerte est envoyée au gestionnaire et l’informe du délai dont il dispose pour intervenir avant qu’un bris ne survienne et que la production ne se trouve complètement interrompue.

Crédit photo : Andromedia Technologies

Consciente que le 4.0 peut sembler intimidant aux premiers abords, Andromedia met tout en œuvre pour permettre aux entreprises d’apprivoiser le concept et de se l’approprier. Très prolifique sur son blogue, Andromedia partage des études de cas auxquelles les gestionnaires d’usines peuvent s’identifier. Sur sa chaîne YouTube, on y trouve des vidéos expliquant le fonctionnement de leurs capteurs. Ces capsules démontrent que leur utilisation est extrêmement simple et ne nécessite environ qu’une heure de formation. Andromedia dispense également des webinaires sur l’internet des objets industriels et l’usine 4.0. Ces formations permettent aux gestionnaires d’usine de se familiariser avec ces concepts et de réfléchir à la manière de les appliquer au sein de leur propre usine.

À la demande, Andromedia peut réaliser un audit personnalisé afin d’identifier où des capteurs peuvent être installés afin d’améliorer les procédés de production, et en combien de temps cette nouvelle acquisition se verra rentabilisée. « L’essayer, c’est l’adopter. Avant de l’essayer, les clients ne se rendent pas compte de tout le potentiel. Ça fait économiser du temps et de l’argent. Une machine qui est arrêtée ne produit pas de valeur ajoutée pour l’usine », maintient Sylvie Rioux.

Durant la phase de développement des capteurs, Andromedia a pu bénéficier de prêts de Développement économique Canada et de la Ville de Shawinigan, où l’entreprise a vu le jour avant de déménager à Trois-Rivières. Andromedia est actuellement en phase de commercialisation et souhaite augmenter et étendre son marché. Elle a présentement des clients dans toute la région métropolitaine ainsi que dans le reste du Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Europe.

La prochaine étape pour Andromedia : développer d’autres outils prédictifs à intégrer dans leurs capteurs. L’avenir s’annonce prometteur pour cette entreprise innovante. Elle saura, sans aucun doute, continuer à faire rayonner le savoir-faire québécois bien au-delà de la province.

 

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Par Catherine Théroux